Si notre regard est en premier lieu porté vers ce visage si intéressant, il va peu à peu se placer sur l’imposant turban rouge qui le surplombe. L’oiseau étincelant qui s’appelle jeunesse, – je ne sais ni quand il est venu, ni quand il s’est envolé. «J’aime Lucie et je m’en crois aimé.» D’ailleurs, il est parti avec son père, bras dessus, bras dessous. Malgré les explications d’Emma, dès le duo récitatif où Gilbert expose à son maître Ashton ses abominables manoeuvres, Charles, en voyant le faux anneau de fiançailles qui doit abuser Lucie, crut que c’était un souvenir d’amour envoyé par Edgar. D’ailleurs, le souvenir du roman facilitant l’intelligence du libretto, elle suivait l’intrigue phrase à phrase, tandis que d’insaisissables pensées qui lui revenaient, se dispersaient, aussitôt, sous les rafales de la musique. – Il faut, disait-il en promenant autour de lui et jusqu’aux extrémités du paysage un regard satisfait, tenir ainsi la bouteille d’aplomb sur la table, et, après que les ficelles sont coupées, pousser le liège à petits coups, doucement, doucement, comme on fait, d’ailleurs, à l’eau de Seltz, turban chimio dans les restaurants. Mais on entendit trois coups sur la scène ; un roulement de timbales commença, les instruments de cuivre plaquèrent des accords, et le rideau, se levant, découvrit un paysage.

Il n’y voyait aucun empêchement ; sa mère leur avait expédié trois cents francs sur lesquels il ne comptait plus, les dettes courantes n’avaient rien d’énorme, et l’échéance des billets à payer au sieur Lheureux était encore si longue, qu’il n’y fallait pas songer. Souvent même, madame Bovary, n’y prenant garde, se mettait à sa toilette. Il était brave homme, en effet, et même, un jour, ne fut point scandalisé du pharmacien, qui conseillait à Charles, pour distraire Madame, de la mener au théâtre de Rouen voir l’illustre ténor Lagardy. Emma, de même, aurait voulu, fuyant la vie, s’envoler dans une étreinte. Emma, sans doute, ne remarquait pas ses empressements silencieux ni ses timidités. – Sans doute, répondit le médecin nonchalamment, soit que, ayant les mêmes idées, il voulût n’offenser personne, ou bien qu’il n’eût pas d’idées. Les casquettes pour se protéger du soleil (c’est indispensable) qui ont la particularité d’être très basse et de bien couvrir la nuque afin de cacher l’absence de cheveux. Ton article me touche forcément car je fais partie de ces jeunes femmes qui ont vu leurs cheveux tomber par poignée durant une chimothérapie. – Je sais bien, objecta le Curé, qu’il existe de bons ouvrages, de bons auteurs ; cependant, ne serait-ce que ces personnes de sexe différent réunies dans un appartement enchanteur, orné de pompes mondaines, et puis ces déguisements païens, ce fard, ces flambeaux, ces voix efféminées, tout cela doit finir par engendrer un certain libertinage d’esprit et vous donner des pensées déshonnêtes, des tentations impures.

Enfin, croyez-moi, conduisez Madame au spectacle, ne serait-ce que pour faire une fois dans votre vie enrager un de ces corbeaux-là, turban cheveux saprelotte ! Il n’est d’ailleurs pas certain que tous ces portraits aient été reconnus comme tels dès ses débuts. Un battement de coeur la prit dès le vestibule. Dès la première scène, il enthousiasma. Elle commençait par retirer son peigne, en secouant sa tête d’un mouvement brusque ; et, quand il aperçut la première fois cette chevelure entière qui descendait jusqu’aux jarrets en déroulant ses anneaux noirs, ce fut pour lui, le pauvre enfant, comme l’entrée subite dans quelque chose d’extraordinaire et de nouveau dont la splendeur l’effraya. Car c’est bien son père, n’est-ce pas, le petit laid qui porte une plume de coq à son chapeau ? – Ce qu’il y a de plus lamentable, n’est-ce pas, c’est de traîner, comme moi, une existence inutile ? – C’est vrai ! – Mais non, répondit-elle ; c’est son amant. Il pressait Lucie dans ses bras, il la quittait, il revenait, il semblait désespéré : il avait des éclats de colère, puis des râles élégiaques d’une douceur infinie, et les notes s’échappaient de son cou nu, pleines de sanglots et de baisers.

Lucie entama d’un air brave sa cavatine en sol majeur ; elle se plaignait d’amour, elle demandait des ailes. Elle reconnaissait tous les enivrements et les angoisses dont elle avait manqué mourir. C’était une de ces auberges comme il y en a dans tous les faubourgs de province, avec de grandes écuries et de petites chambres à coucher, où l’on voit au milieu de la cour des poules picorant l’avoine sous les cabriolets crottés des commis voyageurs ; – bons vieux gîtes à balcon de bois vermoulu qui craquent au vent dans les nuits d’hiver, continuellement pleins de monde, de vacarme et de mangeaille, dont les tables noires sont poissées par les glorias, les vitres épaisses jaunies par les mouches, les serviettes humides tachées par le vin bleu ; et qui, sentant toujours le village, comme des valets de ferme habillés en bourgeois, ont un café sur la rue, et du côté de la campagne un jardin à légumes. On voyait là des têtes de vieux, inexpressives et pacifiques, et qui, blanchâtres de chevelure et de teint, ressemblaient à des médailles d’argent ternies par une vapeur de plomb. C’était le carrefour d’un bois, avec une fontaine, à gauche, ombragée par un chêne.

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